Incertitude économique et proposition de solution

Authec - Incertitude économique et proposition de solution
  • Candice Bordessolles
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La crise sanitaire du Covid 19 n’est pas que sanitaire, mais également économique. Authec Patrimoine fait le point sur la situation, et vous parle de solutions potentielles.

Analyse de la situation économique :

Crise sanitaire et recession

La crise sanitaire promet de se poursuivre par une récession. Hypothèse de plus en plus confirmée par la publication des différents PIB trimestriels. La chute est verticale, vertigineuse, et met fin au plus long cycle d’expansion des Etats-Unis, qui aura duré plus de 10 ans.  En France, le PIB s’effondre de 5.8% sur le seul premier trimestre… Du jamais vu en 70 ans !

La résilience des marchés actions

Et pourtant, si l’ampleur du désastre est gigantesque, il surprend moins que la résilience des marchés actions. Les marchés ont certes baissé, mais ont été rassurés par le soutien inconditionnel des gouvernements et des autorités monétaires. Sur le mois d’avril, les indices américains, Dow Jones et S&P500 ont repris respectivement 11.1% et 12.7%, du jamais vu depuis 1987. Le Nasdaq a repris plus de 15%, du jamais vu également depuis 2000. Mais attention : cette embellie boursière est d’autant plus trompeuse qu’elle ne s’est concentrée que sur certains acteurs ou secteurs. Les valorisations des machés actions tendent à sous-estimer les risques qui restent à venir (deuxième vague épidémique par exemple). Les prévisionnistes avancent d’ores et déjà que le deuxième trimestre sera encore plus désastreux que le premier.

Une période transitoire incertaine

Notez donc que l’incertitude reste forte tant sur le court terme que sur le moyen terme. Avec le déconfinement, nous allons entrer dans une période transitoire et connaître des risques de rechute. Je ne reviendrai pas sur la question du manque de masques, de tests (en Europe, seule l’Allemagne produit des tests massivement), l’éventualité de l’élaboration et la diffusion d’un vaccin au mieux dans 12 mois. Nous entrons dans une période de distanciation sociale que tout le monde veut estimer à quelques mois, sans la moindre certitude.

A la différence des récessions ordinaires au cours desquelles les entreprises se désendettent et restaurent leurs marges, celles qui traverseront cette crise en ressortiront plus endettées et vraisemblablement avec des marges plus dégradées. Nous assisterons à une destruction de capital, ce qui signifie que de nouveaux acteurs pourront émerger et engendrer une nouvelle dynamique.

Les déficits publics

Il faudra aussi réduire les déficits publics qui s’annoncent sans précédents pour un grand nombre de pays. Le faire trop tôt compromettrait le cycle de reprise et serait contre-productif. Le faire trop tard serait extrêmement dangereux étant donné le poids déjà très élevé des dettes publiques, générant des incertitudes économiques, politiques et institutionnelles. L’Allemagne devrait sortir moins affectée que les autres pays de l’Eurozone, creusant davantage la différence de performances économiques entre les pays.

Ces mots ne sont pas écrits pour vous démoraliser, alors que nous sommes tous confrontés à de nombreuses inconnues. Ils sont là pour vous rappeler l’impérieuse nécessité d’être aussi bien accompagné que possible par des conseillers avisés et bien intentionnés, dans le respect de vos objectifs patrimoniaux à redéfinir précisément si nécessaire, dans le respect de vos échéances et du niveau de risque que vous êtes prêts à accepter.

 

L’intelligence artificielle :

Dans cette réflexion d’investissement possible, qui est aussi une réflexion sur l’avenir de nos sociétés, j’aimerais vous présenter un secteur dans lequel nous sommes nombreux à penser qu’il sera un vecteur très fort de croissance : celui de l’intelligence artificielle. On pourrait se contenter du mot d’humour de Woody Allen : « l’Intelligence Artificielle peut se définir comme le contraire de la bêtise naturelle ». Mais allons plus loin…

IA et croissance économique

En effet, quel est le point commun entre une application de télémédecine (Ping An Good Doctor), la plus grande plateforme de streaming vidéo au monde (Netflix) et le plus grand fabricant de robots industriels (Fanuc) ? Toutes ces entreprises utilisent l’Intelligence artificielle et elles ne sont pas les seules. D’ici 2030, PWC prévoit que l’intelligence industrielle contribuera à plus d’un quart de la croissance économique en Chine et plus de 14% aux Etats-Unis. La contribution totale de l’Intelligence Artificielle à l’économie mondiale se chiffre à 15,7 trillions de dollars.

Des fonds pour les entreprises développant l’IA

Certains fonds sont spécialisés dans ce secteur et sélectionnent des entreprises qui développent ou utilisent l’Intelligence Artificielle qui va impacter tous les métiers et en faire disparaitre certains. (nous pourrons en reparler si vous le souhaitez).

Elle touche le domaine militaire avec des drones intelligents au service des armées, mais aussi des « robots tueurs », ce qui posent des questions éthiques vertigineuses.

Elle touche bien sûr également le domaine civil avec les assistant vocaux, les enceintes et les montres connectées, avec des algorithmes qui permettent aux géants du numérique de tout savoir de vous.

Le deep learning

Aujourd’hui le « deep learning » permet aux machines d’améliorer elles-mêmes leurs capacités d’analyse des données pour accomplir une tâche, par auto-apprentissage. La victoire de la machine AlphaGo contre les meilleurs joueurs de Go, coréens et chinois, en 2015, en est une belle illustration. Et depuis, j’ai lu qu’une machine pouvait également battre les meilleurs joueurs de poker, en apprenant à bluffer… Incroyable, non ? Ce n’est donc plus de la science fiction.

En effet, tout cela est d’ores et déjà présent dans l’économie réelle et dans notre vie quotidienne : Dans la Finance, par des algorithmes de trading, dans la gestion des flux urbains comme les transports ou l’énergie, ou encore dans le domaine médical où des algorithmes pourraient suppléer les médecins.

L’IA, secteur économique majeur

On l’aura compris, l’IA est un secteur économique majeur du 21ème siècle et la matière première qu’elle utilise est l’accès aux Big Data, ces outils qui peuvent recueillir des milliards de données personnelles via internet et les objets connectés, donnant un pouvoir presque infini à ceux qui les détiendront. Dans le domaine de l’IA,  40% des starts up sont américaines, puis viennent la Chine et Israël. Aujourd’hui l’affrontement est bipolaire, entre Etats-Unis et la Chine, et hélas l’Europe est très loin derrière : les GAFAM (Google – Apple – Facebook – Amazone – Microsoft) investissent 60 milliards d’euros par an, et leurs équivalents chinois, les BATIX (Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi) 5 milliards.

Ventes en ligne, réseaux sociaux, objets connectés, etc. sont la matière première de l’IA, des mines d’informations que les algorithmes peuvent analyser afin de connaître vos habitudes de consommations, vos opinions politiques, vos caractéristiques biométriques,… ceci afin de profiler les individus, et faciliter le contrôle des populations. La preuve : en 2020,  la Chine a mis en place un « crédit social » affecté à chaque personne,  à partir des données collectées par les BATIX.

Ce monde change très vite et ce temps du confinement nous permet de nous poser pour essayer de le comprendre afin de nous adapter, de définir nos priorités, de conforter nos valeurs…. Afin d’adapter nos choix d’investissements présents et à venir à ce que nous sommes.

Vous savez que je pourrai être à vos côtés pour vous y aider dans la mesure de mes compétences. Vous pouvez compter sur moi.

Auteur Candice Bordessolles

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